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Président fondateur | Historique | Avantages du karaté


HANSHI MARC ASSELIN

MAÎTRE DU STYLE

C'est après avoir obtenu un diplôme en culture physique, lequel lui a été décerné par M. Ben Weider, qu'il entreprend, en 1967, la pratique du karaté sous la tutelle de Sensei Giancarlo Borelli-Lucchesi. Trois ans plus tard, le 4 mai 1971, il réussit son examen de ceinture noire devant M. Fernand Cléroux, lui-même ceinture noire et président du style Shito-Ryu. À la suite de ce succès, il ouvre une école à la Malbaie en 1971, où il enseignera pendant cinq ans, et une autre école à Chicoutimi, en 1972, où il enseignera pendant huit ans.

Le 4 mai 1973, il passe son examen de 2e Dan devant Maître Mamoru Yamamoto, 10e Dan, fondateur du style Yoshukai, lors d'une clinique tenue à Hull.

Durant les années 1967 à 1975, il est également très actif dans le cadre de la compétition nationale et internationale.

À partir de 1975, il se consacre plus particulièrement à l'enseignement. Jusqu'à ce jour, il a formé plus de 200 élèves ceintures noires.

En avril 1976, il passe son degré de 3e Dan devant Maître Yoshinao Nanbu, 10e Dan, fondateur des styles Sankukai et Nanbu-Do. C'est en 1978 qu'il devient directeur technique de la Fédération Yoseikan Karaté-Do. Il organise depuis ce temps, de nombreuses compétitions régionales, provinciales et nationales, dont les plus fréquentées sont le Championnat de l'Est du Canada et le Championant Junior Yoseikan... et il ne se passe pratiquement pas un mois sans qu'il participe à d'autres compétitions, à titre d'arbitre-chef ou d'invité spécial.

En juin 1980, il passe son degré de 4e Dan lors du stage tenu à la Station forestière de Duchesnay. Son diplôme lui est alors décerné par Maître Giancarlo Borelli-Lucchesi, président fondateur du Yoseikan Karaté-Do.

À partir de 1981 et pendant plusieurs années, il est en charge de la formation en karaté du groupe spécial d'intervention de la Sûreté du Québec.

Au mois d'avril 1984, il était l'entraîneur de l'équipe Yoseikan qui a remporté le Championnat international de la Côte d'Ivoire en Afrique.

En juin 1984, il obtint son grade de 5e Dan, par Maître Giancarlo Borelli-Lucchesi lors du stage tenu à la Station forestière de Duchesnay.

C'est de la main même du responsable européen du Yoseikan-Budo, Maître Hiroo Mochizuki qu'il reçut son 6e Dan, le 17 février 1987, au terme d'un stage de karaté dispensé par Maître Mochizuki. En 1990, il est nommé directeur provincial de l'IMAF (International Martial Art Federation).

C'est par un vote unanime que le conseil d'administration du style Yoseikan a décidé de promouvoir M. Asselin au grade de 7e Dan, le 28 novembre 1992. Enfin, le 9 mars 1996, au cours du Championnat de l'Est du Canada, son grade de 8e Dan lui fut remis en présence d'un grand nombre de ceintures noires Yoseikan et notamment, en présence de M. Paul Ohl, lui-même ceinture noire, écrivain (« Les arts martiaux », « Katana »...), scénariste (« Highlander »...) et commentateur sportif (notamment lors des Jeux Olympiques d'Atlanta, à l'été 1996).

Depuis plus de quinze ans déjà, il dirige les stages annuels Yoseikan qui se tiennent chaque année en juin (stage de 5 jours au cours duquel se déroulent les examens de passage de degrés de ceintures noires) et en septembre (stage d'une fin de semaine ayant pour but, avant la reprise des cours d'automne, de réviser les programmes d'examens de ceintures afin d'en assurer une diffusion uniforme et un enseignement standardisé).

Motivé par le désir de toujours se tenir au sommet de la forme physique et à la fine pointe du karaté moderne, M. Asselin a participé à plusieurs stages spécialisés en arts martiaux: stage Yoseikan dispensé en France par Maîtres Mochizuki, père et fils; Congrès International de Jiu-Jitsu (offert par Maître John Therien en mai 1991); en avril 1992, « retour aux sources » du karaté, sur l'île d'Okinawa au Japon, où il suivit plusieurs stages avec Maître Kai, 8e Dan en karaté, etc.

Actuel maître du style Yoseikan Karaté-Do, Sensei Marc Asselin prêche par l'exemple en poursuivant assidûment un entraînement personnel rigoureux, en enseignant le karaté à temps plein et en consacrant sa vie à la promotion du karaté YOSEIKAN.

SENSEI GIANCARLO LUCHESSI BORELLI

PRÉSIDENT FONDATEUR

Il débute sur la scène sportive en 1959 en jouant au soccer au sein de la ligue Semi-Professionnelle Nationale, à la position de défenseur gauche. Durant six (6) années, il milite successivement dans les équipes Superga, Juventus et Est-End-Nationale. Il adhère au karaté en 1962 sous la tutelle de Tran- Quang-Bâ, 4e dan, pour passer son degré de 1er dan en 1967. Après l'obtention de son grade de ceinture noire, il s'applique à suivre des stages dans différents styles de karaté et travaille avec plusieurs grands Maîtres: Massami Tsuruoka, 7e dan, président du National Karaté Association et du style Chito-Ryu au Canada, avec lequel il passe 2e dan en 1970; Me Ono, 4e dan, champion universitaire du Japon; Mamoru Yamamoto, 10e dan, fondateur du Yoshikai, qui le passe 3e dan en 1972; Yoshinao Nambu, 10e dan, fondateur du Sankukai et du Nambu-Do et entraîneur de plusieurs équipes nationales en Europe dans le domaine de la compétition. Ce dernier lui décerne en 1975 son 4e dan. Particulièrement, il approfondit ses connaissances dans les styles Yoseikan et Chito-Ryu. Durant les années 1964 1970, il est très actif dans le cadre de la compétition nationale et internationale, y remportant plusieurs tournois au Canada et l'étranger. Il est dès lors considéré comme un des meilleurs compétiteurs.

En 1970, il consacre ses connaissances à l'enseignement du karaté. Jusqu'à ce jour, il a formé environ 250 ceintures noires, parmi lesquelles se retrouvent plusieurs instructeurs et compétiteurs de calibre international. De même, il est nommé correspondant pour la revue internationale et spécialisée dans les Arts Martiaux: Black Belt.

Durant les années 1969 et 1970, il produit et anime les missions télévisées Karaté-Club pour le compte du canal 9, à Montréal. Il est également approché par la compagnie Mondo-Vision et participe la réalisation du film Le Karaté - Une Arme ou un Art? En 1970, il est nommé au sein de l'Union Athlétique Amateur du Canada, comme représentant régional. Ultérieurement, en 1971, on le nomme représentant régional pour l'Association Canadienne de Karaté. Jusqu'à sa démission en 1975, il a occupé le poste de vice-président fondateur de la Fédération Québécoise de Karaté. Ses qualités d'organisateur lui ont permis de réaliser plusieurs championnats de niveau national et de sensibiliser le grand public en produisant des spectacles sur les arts martiaux (Le Monde Fantastique des Arts Martiaux).

Dans le karaté et dans son organisation, il est reconnu comme un innovateur. Il conserve un grand respect pour les différents styles de karaté, avec la pensée que chacun avec sa technique particulière présente ses avantages et ses désavantages.

Une de ses plus grandes joies concerne la participation et la victoire de l'équipe Yoseikan au championnat mondial Sankukai, lequel se tenait Nice (France) en 1976.

Durant ses études dans le Sport, récréation et loisirs, il sera initié à toute la gamme des sports et de leur organisation. De même, il dédie la grande partie de ses moments libres à leur pratique.

 

Bref historique du karaté |Top|

Contrairement à une opinion très répandue, le KARATÉ n'est pas issu du Japon, mais de la Chine. Remontant l'antiquité, les véritables origines se perdent dans la nuit des temps et il s'y mêle une grande part de légende. La littérature sur l'histoire du karaté est très pauvre. Sur son origine, on ne connaît guère que quelques légendes transmises par tradition orale. Celles-ci font remonter le karaté jusqu'Bodhidharma, le fondateur du Bouddhisme Zen qui, des Indes, vint en Chine (520 après J.-C.) et résida d'abord au monastère de Chau-lin-sau (ou Shao-lin-su) (Shorinji en japonais), près de Tsou-jyo, où il enseigna sa conception du bouddhisme.

Ses enseignements et sa discipline étaient si durs et si sévères que, dit-on, les disciples ne pouvant résister la rigueur sans borne de leur Maître, s'évanouissaient les uns après les autres. Il leur donnait alors une éducation physique et mentale particulière, de telle sorte que les bonzes de Shorinji ne tardèrent pas à devenir fameux pour la vigueur de leurs poings, et cet art se propagea bientôt dans tout le pays. Avec plus de certitude cependant, on sait que le karaté se développa et se perfectionna surtout dans la province d'Okinawa, ville située au sud-ouest du Japon. Entre cette ville et la Chine, depuis des époques très reculées, les communications et les échanges furent fréquents, c'est ainsi que l'art chinois du poing fut introduit au Japon, surtout par les intellectuels. Mais il faut attendre le quinzième siècle pour assister à l'essor du karaté; en effet, Shipasi, qui contrôlait l'île d'Okinawa, promulga un décret aux termes duquel sur toute l'étendue de son territoire, l'usage, la possession et/ou le port d'une arme étaient interdits sous peine de mort. Plus tard, en 1609, Okinawa fut envahie par le seigneur de Shumazu venu de la province de Stasuma, au sud-ouest du Japon. Il en fit son fief et interdit à son tour aux Okinawaiens la possession et l'usage des armes.

Ainsi, par deux fois privés d'armes, les habitants d'Okinawa s'ingénièrent-ils à trouver un moyen de se défendre sans armes et s'acheminèrent vers le perfectionnement du combat à main nue: le karaté (kara= vide, té= main) qui devint leur spécialité. Principalement étudié dans les villes les plus importantes d'Okinawa, Shuro et Naha, le karaté produisit deux écoles maîtresses qui s'appelèrent respectivement la main de Shuri et la main de Naha.

L'école de Shuri était en dernier lieu représentée par son vieux Maître Ito- Su, celle de Naha eut aussi un Maître fameux: Higashionna, et ce qu'on appelle maintenant à Osaka, la grande cité japonaise des affaires, l'école Shito-ryu, n'est autre que le dérivé et la contraction des noms de ces deux Maîtres, l'art des deux écoles ayant été complètement amalgamée par le Maître Mabuni.

Le karaté moderne tel que nous le connaissons actuellement, nous le devons un habitant d'Okinawa: GICHIN FUNAKOSHI, né en 1869. Il étudia toutes les méthodes de combat enseignées par les plus grandes maîtres de l'époque. Analysant les différentes techniques, éliminant ce qui ne lui paraissait pas ou peu convaincant, gardant ce qui, dans une école, lui paraissait efficace, étudiant scientifiquement le moindre détail, il créa une méthode, redoutable par son efficacité: le KARATÉ-DO (DO signifiant la voie).

Ce n'est qu'en 1922 que le Maître FUNAKOSHI accepta de faire une démonstration de karaté moderne; il est mort en 1957 après avoir formé des milliers d'adeptes qui se répandirent bientôt à l'étranger, faisant connaître le karaté au monde entier. Littéralement, KARATÉ veut dire main vide; il faut interpréter ceci de deux façons différentes: 1- Main vide de toute arme: on n'utilise en karaté que les armes naturelles du corps humain; 2- Main vide de toute mauvaise intention: d'une part le karaté est une discipline noble qui inculque le respect du prochain. D'autre part, toutes mauvaises intentions: la haine, la rage... empêchent de juger calmement et, éventuellement, d'agir avec rapidité et efficacité. Une maxime dit en karaté &laqno;on ne fait jamais le premier geste»; c'est un code d'honneur qui interdit l'emploi du karaté en dehors du cas de légitime défense.

Le karaté est une méthode de self-défense qui utilise scientifiquement les mouvements des muscles du corps. Un adepte du karaté s'entraîne également à fortifier et durcir les poings, tranchants de mains, coudes, pieds, etc., et à en faire, pour l'adversaire, des armes extrêmement dangereuses.

Cet entraînement physique s'accompagne d'un entraînement technique qui permet d'apprendre à parer les attaques de l'adversaire, de le contre- attaquer, de trouver des ouvertures pour frapper vite, et à un point vital, le but recherché étant la mise hors de combat de l'adversaire dans un minimum de temps. Un karatéka cherche dans une attaque à sortir toute l'énergie qui existe en lui: cette force employée à fond, concentre sur le point d'attaque, libère avec le maximum de vitesse, produit des effets dévastateurs.

De nombreuses exhibitions au cinéma et la télévision ont montré des karatékas réalisant de véritables prouesses: cassant des planches épaisses avec le tranchant de la main, brisant des tuiles, des briques, des galets, etc. Bien que n'étant pas, à proprement parler, du karaté, ces démonstrations étaient faites pour frapper l'imagination du public en lui montrant ce que l'on pouvait arriver à faire grâce à l'entraînement du karaté.

Doit-on conclure de tout ceci qu'un karatéka est dangereux? Oui, si on l'attaque et que, pour défendre sa vie ou les siens, il fasse usage de sa technique; non, dans la vie courante, car c'est un phénomène bien connu que l'entraînement aux sports de combats fait perdre aux plus belliqueux le goût de la vulgaire bagarre.

 

Avantages du karaté |Top|

A) Avantages physiques:

L'entraînement du karaté est une récréation pour le corps et l'esprit; il constitue une culture physique très complète et particulièrement captivante. Toutes les parties du corps entrent en jeu, se développent harmonieusement, symétriquement, acquièrent force, souplesse, santé. Le karaté stimule l'énergie et le dynamisme de façon étonnante; il procure des réflexes d'une incroyable rapidité.

B) Avantages mentaux:

En karaté, comme en tout autre sport, un entraînement sérieux, régulier, persévérant, stimule immanquablement les facultés intellectuelles, entraînant un esprit prompt, intuitif, capable de répondre instantanément par une action immédiate essentiellement pratique. Un(e) karatéka avancé(e), titulaire de la ceinture noire, est une personne calme et équilibrée; l'entraînement lui a procuré des réflexes rapides qui lui servent dans tous les domaines.


Le karaté, c'est la fois:

- Une culture physique remarquablement complète et attrayante.

- Un sport de compétition passionnant.

- La plus redoutable des méthodes de self-défense.